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L'arrêt de la transmission naturelle de la langue
depuis les années 1950 et son corrollaire qu'est
le vieillissement et la disparition des locuteurs traditionnels
font ressortir de façon de plus en plus aigüe
l'urgence d'un collectage systématique de ce qui
constitue la richesse de notre langue et ce, tout particulièrement,
dans le domaine de la toponymie.
Lorsqu'on sait qu'il y a Bretagne environ 1,5 million
de noms de lieux habités, on mesure rapidement
l'urgence du travail à effectuer tant qu'il existe
encore des informateurs fiables. Pour certaines zones
du domaine brittophone traditionnel il est déjà
malheureusement trop tard, notamment sur le littoral.
C'est pourquoi l'Office Public de la Langue Bretonne
a décidé de faire de ce domaine une de
ses priorités.
L'étude des toponymes (ou noms de lieux) exige
de la méthode. Tout d'abord l'enquêteur se
doit de consulter les cartes du secteur étudié
afin d'approfondir sa connaissance des lieux-dits qui
y sont portés et de se familiariser avec la topographie
du terrain. Après quoi il établit un questionnaire
qui lui permet d'orienter ses entretiens, puis il recherche
des locuteurs du cru susceptibles d'être enregistrés
(en général 5 personnes par commune). Dans
un deuxième temps il recherche les formes anciennes
écrites attestées aux archives et sur les
cadastres.
L'enquête terminée, la confrontation
des formes orales et écrites permet d'établir l'orthographe moderne
correcte de chaque toponyme. Cette forme est dite forme
normalisée.
Ensuite commence le travail de diffusion de ces formes
et la correction sur le terrain : renouvellement des panneaux,
utilisation progressive dans la presse quotidienne et
les journeaux municipaux, correction de l'annuaire téléphonique,
du cadastre, des cartes, etc.
Exemple de notice type
Cette banque unique s'enrichit quotidiennement. Elle
comporte toute la mémoire du bilinguisme routier
en Bretagne depuis les années 80. Une fiche détaillée
est établie pour chaque nom de lieu étudié
(plus de 49000). Elle comporte les variantes orthographiques
qui coexistent actuellement pour chacun d'entre eux
(environ 15000), les prononciations locales en phonétique
(près de 41000), les formes anciennes (près
de 63000), les formes attestées dans la littérature
de langue bretonne (près de 19000), divers renseignements
sur l'origine, la localisation sur les cartes et enfin
la forme normalisée ou forme bretonne correcte.
Les chercheurs et tous ceux qui s'intéressent
à la richesse toponymique de la Bretagne pourront
consulter KerOfis,
la banque toponymique de l'Office Public.
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Sept années de travail auront été
nécessaires pour mener à bien la réalisation
de la première carte routière de la Bretagne
en langue bretonne. Éditée au 1/250000e,
cette carte comprend plus de 6000 noms de lieux qui ont,
chacun, fait l'objet d'une étude spécifique
(recherche des formes anciennes écrites attestées,
des prononciations locales puis correction orthographique),
un index des communes et des sites touristiques ainsi
qu'une légende en 5 langues (Brezhoneg, Français,
English, Deutsch, Italiano). Une référence
indispensable !
Commander
 L'Office
Public est le seul organisme de référence
pour la signalisation routière bilingue en Bretagne.
Le service travaille en collaboration étroite
avec les entreprises de signalisation, les Directions
des routes des Département du Finistère
et des Côtes-d'Armor ainsi qu'avec toutes les
agglomérations et communautés d'agglomérations
des 5 départements bretons qui en font la demande.
Travailler avec l'Office Public c'est la garantie d'un service
de qualité qui comprend, outre l'étude
des noms de lieux et les traductions, des conseils de
présentation, une relecture des plans de
décors avant fabrication des panneaux et
l'archivage de toutes les données touchant
au bilinguisme routier en Bretagne depuis une vingtaine
d'années. De par son expérience dans
ce domaine, l'Office Public est régulièrement
consulté par d'autres organismes similaires fonctionnant
dans d'autres régions de l'Hexagone.
L'Office Public a édité une plaquette
sur la signalisation
routière où l'on trouve les règles
et les techniques pratiques ainsi que des exemples et
les mentions les plus fréquemment utilisées.

A la demande des mairies essentiellement, et le
plus souvent à l'occasion du renouvellement des
panneaux indicateurs des lieux-dits, le service
patrimoine effectue des études toponymiques.
Il s'agit de corriger l'orthographe des noms de lieux
bretons qui ont, jusqu'à très récemment,
beaucoup souffert de l'indifférence générale
des différentes administrations en la matière.
Après avoir travaillé sur les 8 communes
constituant la Communauté Urbaine de Brest,
les communes de Quimper, Saint-Goazec et Pluguffan,
le service travaille actuellement sur la toponymie
des 40 communes couvertes par le territoire de
l'Association Ouest Cornouaille Promotion.
Régulièrement le Service Patrimoine est
invité à prendre part à divers
colloques et séminaires sur la toponymie. Il
est amené, tout au long de l'année, à
donner des conférences sur le processus de normalisation
de l'écriture des toponymes bretons. Si intérêt
contacter le Service directement. Il se tient informé
et suit les travaux en cours dans ce domaine au niveau
international dans d'autres pays et régions d'Europe
et d'Amérique du Nord. Son attention est portée
plus spécialement sur les pays bilingues.
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